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LA PEUR DU A

acrylique sur toile. 120X70cm. 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 COLERE PETITE

Acrylique sur toile. 97 X 130cm. 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'ATTRAPEUR

Acrylique sur toile. 120X140cm. 2012

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 ANGELOT EN GELEE

Acrylique et huile sur toile. 105X90cm. 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PROCHE BANLIEUE

Acrylique et huile sur toile. 98X79cm. 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DESERT-DESIR 5

Acrylique et huile sur toile. 50X50cm. 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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NOUVEAU REGNE

Acrylique et huile sur toile.135X97cm. 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PROMENADE

Acrylique et huile sur toile.110X80cm.2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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RAPT

Acrylique et huile sur toile.120X90cm.2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la tour

LA TOUR

Acrylique et huile sur toile.70X85cm.2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DESERT-DESIR 4

Acrylique et huile sur toile. 100X66cm. 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CONTRE TOUTE ATTENTE

Acrylique et huile sur toile.116X82cm.2009-2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CREPUSCULE DE LA CHAIR 3

Acrylique et huile sur toile.92X65cm. 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DESERT-DESIR 3

Acrylique et huile sur toile.62X59cm.2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CREPUSCULE DE LA CHAIR 2.

Acrylique et huile sur toile.70X55cm.2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CREPUSCULE DE LA CHAIR 1.

Acrylique et huile sur toile.79X62m.2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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MUNDUS

Acrylique sur toile.92X85 cm. 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DESERT-DESIR 2

Acrylique sur toile. 55X55cm. 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DESERT-DESIR 1

Acrylique sur toile.50X50cm. 2010

 

 

 

 

 

 

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LA POULE AU PRE

Acrylique sur toile. 50X50cm. 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

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PETIT FOND 

Acrylique sur toile. 91X72cm. 2010

 

 

 

 







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LE TOUCAN

Acrylique sur toile.94X64cm.2009



 LE MORPHOLOGUE
Acrylique sur toile.120X80cm.2009




 

 

 

 



L'HEURE DU GOUTER
Acrylique sur toile.120X120cm



 

 





LE COMMUNIQUE
Acrylique sur toile.90X77cm.2009

 

 

 

 

 






L'ANTI PONTE

Acrylique sur toile.77X77cm.2009


 

 

 

 

 



LA CHASSE AUX VERS
Acrylique sur toile.91X80cm.2009









la ponte
LA PONTE
Acrylique sur toile.78X70cm.2009









LES EXPLORATEURS

Acrylique sur toile.63X53cm.2009









LE GRAND CALME
Acrylique sur toile.150X180cm.2008









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LES NERFS BLEUS
Acrylique sur toile.200X135cm.2007












ESCALE
Acrylique sur toile.55X46cm.2009










CIEL EN TRAVAUX
Acylique sur toile.72X80cm.2008










LE MESSAGER
Acrylique sur toile.70X55cm.2009









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L'AGENT MUTAGENE
Acrylique sur toile.80X55cm.2007












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_5911.jpg   Le-r-ve.jpg   _5912.jpg

TRIPTYQUE
Acrylique sur toile.50X50X3.2008











BIBENDUM AUX ENFERS

Acrylique sur toile.150X150cm.2008











LE JARDIN DE LA MORT
Acrylique et collage sur toile.55X46cm.2006















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Bla Bla officiel




  J’ai des visions. Qui n’en a pas ? Le problème c’est qu’elles me hantent, elles m’encombrent, elles ne me laissent pas de repos.

 Elles m’étouffent, il faut bien l’avouer. Pour m’en débarrasser, je les colle, je les peins, je les dessine ou je les raconte, cela dépend de leur complexité.

 Je peux ainsi les observer. Elles gagnent alors en netteté ce qu’elles perdent en virulence et laissent apparaître leurs viscères, leurs os, leur nature angoissée, oppressante, rarement grandiose. Leur nature décourageante.

 Si la vue respire chez moi, c’est au prix de bien des apnées.

  Il arrive aussi parfois que je ressente un grand vide qu’il me faut combler, une faim inexplicable qui me pousse à fouiller mon magma nourricier à la recherche de quelques substantifiques trouvailles. Je fouille donc le ventre de la toile, je ramène ce que je peux : des nerfs déchiquetés, des lambeaux d’ectoplasmes, des sexes vermoulus, des crânes mous, des maladies de peau, des nuages, des cailloux, des brindilles, n’importe quoi susceptible de combler ma faim. Je dispose l’ensemble à la surface de la toile et je me mets à bricoler de nouvelles visions toutes aussi incongrues que celles qui me viennent naturellement.

 Ensuite je suis fatigué et je dors. Je suis épuisé. Je fais alors des rêves flous qui alimentent mes rêveries éveillées, si bien que je ne sais plus exactement si je peins ce que je rêve ou si je rêve ce que je peins. Voilà où j’en suis. Et j’ai déjà 44 ans et je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre.

 Une certitude tout de même : l’imagination n’existe pas. N’existe que ce qui se découvre, le reste est indicible. Je pense sincèrement (car je suis un fabulateur honnête) qu’on ne fait que déterrer des images déjà existantes, un peu comme les théorèmes mathématiques  préexistent à leur découverte.

 

 Etre artiste finalement, c’est se souvenir. 

 

Ou, dans un style plus ampoulé:


  Mon orgie sèche ne rime pas, je le sens, avec la grande claque du monde ; il-y manque ce suint commun que j'ignore, cette gelée amicale qui fait fleurir les caresses sur les peaux les plus rêches, ce miel merveilleux qui déborde spontanément des paroles les plus anodines, cette onctuosité gracile enfin, qui est la marque ineffable des mammifères, ces grands frères mous auxquels je désespère de ressembler un jour.
  Pur de n'être que lavis, je manque de densité, d'odeur ; je reste sans trouver le chemin de l'ivresse qui me ferait accéder au cocon fraternel et doré que l'on couve sous la paille du rire, que l'on berce à tour de rôle dans le banquet sans fin des races nobles.
 Au lieu de cela, je révèle un cœur d'hélium glacé qui flotte à la surface des choses sans les toucher vraiment, à la manière d'un frisson.
 Mais ma pureté n'est pas parfaite, il-y reste des traces, quelque chose comme l'irisation d'une flaque d'huile sur la mer étale qui semble me relier pour un temps aux origines coupables d'une joie commune.
 Il ne faut pas s'y fier trop longtemps ; la mince transe angélique dont je poudre mes lèvres soulève des océans sournois où nages des squales radicaux tournant autour d’un vide central qui remplace, par sa force centripète, ce qui tient lieu d'âme chez tout autre organisme prétendument complexe, et que l'on nomme vie chez les bactéries ou les tardigrades, ne sachant discerner dans leur volonté obtuse à se perpétuer autre chose qu'une énergie aveugle et mécanique engendrée par leurs estomacs.
 C'est-à-dire que j'ai faim de quelque chose que je ne trouve pas.
 J'ignore ce que c'est.
 Ce n'est pas l'Amour, ni Dieu, ni la Vérité, ni toutes ces fables philosophiques qui forment le chapelet suffisant et bavard de chaque civilisation. 
 Ce que je sais, c'est que j'ai besoin d'un grand lac de sang aux caillots noirs et brûlants, un grand lac fumant et grondant où prendre un amer est inconcevable, où je pourrais ramer à ma guise dans la pâte rougeâtre et formidablement mienne sans craindre d'aborder nulle part, un grand lac de lave organique aux lentes pulsations telluriques, débordant du récipient abstrait qui l'enclos et portant sa substance craquelée et torride à l'infini. Ainsi me sentirai-je apaisé pour un temps, ma baudruche de cœur le pense en tout cas.
 Mais rien ne s'est présenté de semblable à ce jour, et je reste à mâcher mes yeux dans l'obscurité fluette du boudoir de mes mains, la tête cousue à l'intérieur d'un visage que l'on connaît trop bien.
 Ma faim, aux dangers insoupçonnables, croise en secret au large du destin, se nourrissant d'invisibles brisements.
 Elle passe totalement inaperçue dans le vacarme de ma santé.

 

 ou plus simplement:


J'ai faim

Et tout au fond de ma faim

Je trouve encore la faim

Toujours la faim

Toujours la même

Ma faim n'a pas sommeil

Ma faim est ivre

Ma faim bouillonne

Ma faim m'attrape

Ma faim m'encule

Ma faim m'épluche

Ma faim me tue

A petit feu

A feu très doux

Ma faim

 


  Mais bien sûr, tout cela est faux.

 

Habla le Blabla

Contact:

jeanpolcharles@hotmail.fr

 
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